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Projets de recherche - études régionales

Les équipes de l'Observatoire régional de la santé mènent des projets de recherche et des études en lien avec le coronavirus covid-19

Projets de recherche

Appel à projet Flash Covid-19 : un projet impliquant les équipes de l’Observatoire régional de la santé retenu par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR)

Projet COCONEL : COronavirus et CONfinement - Enquête Longitudinale

Dans le cadre d'une collaboration entre l'Unité Mixte de Recherche Vitrome, le centre d'investigation Clinique Cochin Pasteur, l'Ecole des Hautes Études en Santé Publique et l'Observatoire régional de la santé, une enquête est actuellement en cours auprès d'un échantillon représentatif de la population adulte française pour évaluer l'impact du confinement. Plusieurs vagues ont déjà eu lieu depuis le début du confinement et ont fait l’objet de plusieurs notes de synthèse disponibles ci dessous.


Panel d’observation des pratiques et des conditions d’exercice en médecine générale

Notre observatoire anime, avec la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) du ministère chargé de la santé un panel de 3300 médecins généralistes de ville, qui a été renouvelé fin 2018. Ce panel comporte un sur- échantillonnage sur les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Pays de la Loire.

Compte tenu de l’impact de l’épidémie Covid-19 sur les soins de premier recours, nous nous sommes mobilisés pour lancer plusieurs vagues d’enquête auprès de ce panel. La première vague vise à comprendre la façon dont les médecins généralistes de ville se sont organisés et mobilisés pour faire face à ses conséquences et l’impact de l’épidémie sur les demandes de soins et leurs propres pratiques. Un des aspects qui sera étudié est la problématique des reports de soins pour des personnes avec des maladies chroniques.

Une seconde vague est en cours de réalisation ; elle portera plus particulièrement sur la période de déconfinement.

Le financement du recueil est assuré par la DREES ; des analyses régionales sont financées par l'Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d'Azur.


Appel à projet Covid-19 Sud : un projet impliquant les équipes de l’Observatoire régional de la santé retenu par l’Agence Nationale de Recherches sur le Sida et les Hépatites Virales (ANRS)

Projet CO3ELSER : COvid-19, COnditions de vie et COmportements : Enquête Longitudinale dans le SEnégal Rural

L’épidémie de COVID-19 a débuté plus tardivement en Afrique qu’en Europe, mais elle risque de se propager rapidement dans les semaines à venir, en particulier en Afrique de l’Ouest.

Dans ce contexte, la peur du virus, mais peut-être plus encore la volonté d’échapper aux conséquences matérielles du confinement, nourrissent un exode urbain de grande ampleur. Dans le cadre d'une collaboration entre l'UMR Vitrome et l’Observatoire régional de la Santé financée par l’ANRS, ce projet de recherche a deux principaux objectifs :
 1) étudier l’impact de l’exode urbain sur le quotidien de la population rurale et des arrivants, à la fois en termes de conditions de vie et de comportements préventifs à l’égard du COVID-19 et 2) étudier dans cette population les perceptions et les croyances à l’égard du risque épidémique et leur dynamique temporelle.
Les données seront collectées dans une zone rurale du Sénégal, le bassin de Niakhar en pays Sereer. Les personnes seront interrogées à deux reprises pour analyser les comportements, perceptions et croyances à des phases distinctes de l’épidémie.
 Le projet débutera en juin 2020.


Études régionales

Enquête qualitative menée auprès des étudiants de la région

À la demande de la Région Sud et l’Agence Régionale de Santé Provence-Alpes-Côte d'Azur, l’Observatoire régional de la santé mène une étude sur les conditions de vie et la santé des étudiants de la région depuis janvier 2020. Les objectifs de cette étude sont 1) de recueillir les perceptions et les habitudes des étudiants et des acteurs de la vie étudiante sur les conditions de vie, le recours aux soins et l’alimentation des étudiants (état des lieux, difficultés rencontrées, soutiens existants) à travers une étude qualitative et 2) de recueillir les propositions des étudiants et des institutions pour apporter des solutions et des aides vis-à-vis des problèmes identifiés.

Dans le contexte actuel de l’épidémie de Coronavirus COVID-19, l’ORS a proposé de compléter les objectifs de l’étude qualitative menée auprès des étudiants. En effet, les étudiants, comme l’ensemble de la population, doivent faire face à un bouleversement de leur mode de vie habituel. Mais l’épidémie et ses conséquences s’avèrent particulièrement révélatrices des vulnérabilités de cette population autour du recours aux soins, de l’alimentation et des conditions de vie. Elle peut accentuer des difficultés initiales et met au premier plan certaines problématiques telles que :

  • L’isolement social des étudiants étrangers ou des étudiants en rupture familiale auquel s’ajoutent parfois des difficultés d’accès à internet ou à des équipements informatiques permettant d’entretenir le contact avec les proches, ou avec l’université ;
  • La précarité matérielle : le manque de ressources financières, les problèmes de logement, la dépendance aux lieux de restaurations subventionnés, l’obligation de travailler en parallèle des études (avec les risques sanitaires inhérents à certains emplois, comme pour les livreurs de repas ou les caissiers de supermarché dans le contexte de la crise du COVID-19) ;
  • Les rythmes de vie hachés et l’articulation difficile des études avec un travail rémunéré – ou même une vie de famille, dans le cas des étudiants ayant des enfants ;
  • La pression de la réussite scolaire ;
  • La perception de leur santé (parfois éloignée de leurs préoccupations immédiates ou sacrifiée pour répondre à des besoins plus urgents : obtenir des revenus suffisants, valider son cursus d’études...), et des risques liés à certaines activités (travailler, sortir de chez soi en contexte de confinement...).

Le confinement et les difficultés matérielles et organisationnelles qu’il entraine se surajoutent à ces situations et induit un stress, une souffrance psychologique, voire une angoisse pour les étudiants et particulièrement, les plus vulnérables. Ces thématiques ont donc été ajoutées aux entretiens menés auprès des étudiants à partir de mars 2020. Au final, 48 entretiens individuels avec les étudiants ont été réalisés entre janvier et juin 2020 : la moitié ont été conduits avant la décision de confinement généralisé lié à l’épidémie de Covid-19 et l'autre moitié, durant la période de confinement elle-même. Des filières d'enseignement supérieur ainsi que des profils socio-démographiques diversifiés ont été représentés dans cette enquête. Des échanges téléphoniques avec les acteurs de l’enseignement supérieur sur les actions mises en place durant le Covid-19 ont également eu lieu, ainsi qu’une réunion du comité technique en juillet 2020. Ces différents entretiens ont aboutis à des synthèses de problématique et des recommandations qui seront restitués à l’automne 2020.

Des premiers résultats sont disponible sur notre compte Twitter  

Suite aux résultats de l’enquête, un groupe de travail sera mis en place avec les acteurs de l’enseignement supérieur. De nouveaux entretiens sont également réalisés auprès des étudiants pour poursuivre le suivi des conditions de vie des étudiants dans le contexte actuel.


PARCOVID MG - Etude auprès des médecins généralistes du bassin Marseillais

Une étude, financée par la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’Agence Régionale de Santé Provence-Alpes-Côte d’Azur et menée en collaboration avec le département universitaire de médecine générale de la faculté de Marseille et l'Union Régionale des Professionnels de Santé Médecins Libéraux est en cours de réalisation.

L’objectif de cette étude est de comprendre la façon dont les médecins généralistes de ville se sont adaptés face au Covid-19, en termes organisationnels, de pratiques collaboratives et de prise en charge. Il sera proposé aux médecins généralistes de compléter un questionnaire sur leurs modalités d'organisation et leurs pratiques de dépistage dans le contexte de l'offre médicale locale. Cette enquête est en cours.

Pour compléter les résultats de cette étude auprès des médecins généralistes, des entretiens individuels seront réalisés auprès de 16 médecins généralistes qui auront complété le questionnaire (1 médecin par arrondissement de Marseille) afin de bien comprendre quels ont été les déterminants de la prise en charge et de la décision médicale pendant cette crise sanitaire du Covid-19 à Marseille. Une première série d’entretiens auprès des 16 médecins se déroulera entre le 24 avril et le 11 Mai 2020 ; une deuxième série d’entretiens auprès des mêmes médecins sera réalisée entre le 10 et le 30 juin 2020 afin de suivre l’évolution de leurs opinions. L’enquête est en cours.


Projet COROLES - COROnavirus et LiEn Social : enquête dans le cadre du dispositif d’appels téléphoniques auprès des retraités isolés mené par la Carsat-Sud-Est

Les premiers résultats de cette étude suggèrent que, du point de vue des professionnels de la Carsat, les retraités contactés ont dans l’ensemble bien vécu cette période de confinement. La famille, les voisins et les associations se sont fortement mobilisés pour venir en aide aux seniors, qui de fait, n’ont eu que très peu de besoins non couverts. Toutefois, le manque de contacts, et plus particulièrement le manque de contacts physiques avec les petits-enfants, s’est fait fortement ressentir. Il en ressort d’ailleurs que le déconfinement a presque été plus difficile à vivre, pour ces seniors, du fait d’une démobilisation des dispositifs d’entraide couplée à l’injonction de rester vigilant et de limiter les sorties et contacts.

Les professionnels de la Carsat qui ont pris part à cette campagne d’appels semblent avoir extrêmement bien vécu cette expérience. Ils ont apprécié de se sentir utiles dans cette période si particulière. Pour certains d’entre eux, cette campagne a aussi été l’occasion de mieux connaître la population des retraités, au cœur de leur travail, mais avec laquelle certains ont peu l’occasion d’échanger.