Développement et validation d’indicateurs de qualité des soins et des organisations pour les structures d’urgences automatisables et généralisables à l’ensemble des structures d'urgences françaises

Période : 
2021 - 2023
Partenaires : 

Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille (APHM : Service d’évaluation médicale, Pr Gentile et Service d’information médicale, Pr Boyer) ; Groupement régional d'appui au développement de la e-santé (GRADeS PACA).

Commanditaires : 

Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille (APHM) / Appel à Manifestation d'Intérêt de l’Agence Technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH).

Catégorie : 
Problématique : 

La saturation des structures d’urgences (SU) est croissante et son impact négatif sur la qualité des soins et la mortalité est démontré. Cette situation interroge les politiques publiques dans le but d’améliorer la prise en charge des patients requérant le plateau technique des SU et plus largement sur l’organisation de l’offre de soins non programmés. Pour l’amélioration de la qualité des soins ainsi que pour l’évaluation de l’impact des politiques publiques menées dans le domaine de la médecine d’urgence et des soins non programmés, la mise à disposition d’indicateurs est nécessaire. Des indicateurs de qualité des soins et des organisations (IQSO) déductibles des bases de données (BDD) sont utilisés dans plusieurs pays comme au Royaume-Unis. Cependant, la validité de critères de ces IQSO est le plus souvent mal documentée (comparaison avec des Gold Standard). En France, ces indicateurs n’existent pas alors que des données nationales de qualité (Résumés de Passages aux Urgences (RPU) et Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information (PMSI) sont disponibles pour le faire. Depuis 2003, le réseau OSCOUR collecte les Résumés de Passages aux Urgences (RPU) devenus obligatoires depuis 2014.

Objectifs : 

Principal : Développer et valider un panel d’IQSO pour les SU déductibles des bases de données actuelles (RPU et PMSI). Secondaire : proposer des indicateurs non actuellement déductibles mais qui pourraient raisonnablement l’être dans les évolutions futures des BDD.

Méthodologie : 

Méthode mixte associant :
- Une approche qualitative visant à 1/ établir un cadre conceptuel concernant les IQSO déductibles des bases de données médico-administratives ; 2/ établir un consensus quant aux IQSO et les pathologies cibles à sélectionner et prioriser (études delphi) ;
- Une approche quantitative basée sur l’exploitation des bases de données nationales (RPU, PMSI) et régionales (RPU étendus de la région PACA incluant en compléments des variables du RPU actuel et des variables pressenties dans la version future du RPU) : 1/ identifier les limites de complétude et de fiabilité des données concernant les IQSO candidats ; 2/ construire les IQSO consensuels en identifiant les limites, réajuster les critères de calculs au vu de l’interprétation métier des résultats ; 3/ standardiser les IQSO pour permettre une approche comparative entre SU ; 4/ déterminer des seuils par des approches statistiques et qualitatives consensuelles pour les IQSO.
- Evaluer la validité de critère en comparant dans un échantillon de SU le niveau des indicateurs développés : 1/ la satisfaction / expérience patient ; 2/ des indicateurs de qualité et de sécurité des soins “terrain”, non déductibles des BDD mais faisant référence (délai de prise en charge de la douleur, d'obtention d’une imagerie pour les AVC…).

État d'avancement : 

L’étude a démarré en janvier 2021. En date d'avril 2021 :
- la mise en place d’un comité scientifique et technique métier a été initiée avec les présidents de la Société Française de Médecine d'Urgence (SFMU), de la Fédération des Observatoires régionaux des urgences (FEDORU) et du SAMU-Urgences de France (SuDF) ;
- le cadrage conceptuel a été élargi aux indicateurs permettant potentiellement de refléter la qualité des organisations de l’amont (offres de soins non programmés) et de l’aval des urgences. Cela souligne le besoin d’identifier l’imputabilité du niveau des IQSO à l’amont, au SU ou à l’aval ;
- recherche documentaire ayant établi une liste de 110 IQSO et 70 pathologies cibles potentiellement à proposer dans les études Delphi ;
- identification des experts éligibles pour participer aux études Delphi ;
- démarches réglementaires pour l’exploitation des données nationales RPU et PMSI;
- premières analyses de la qualité des données des RPU sur la base de données ATIH.