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Evaluation qualitative de l'acceptabilité de la PrEP auprès des populations-clés au Cambodge

Problématique : 

Bien que le Cambodge ait déjà atteint l’objectif des 90-90-90 de l’ONUSIDA (objectif à l'horizon 2020 : 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique ; 90% de toutes les personnes infectées par le VIH dépistées reçoivent un traitement anti rétroviral durable ; 90% des personnes recevant un traitement antirétroviral ont une charge virale durablement supprimée), dans la population générale, la prévalence du VIH et l’usage non-systématique du préservatif au sein des populations-clés (travailleuses du sexe (TS), hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH), femmes transgenres (FTG)) restent préoccupants. Peu de données sont disponibles sur l’acceptabilité et la volonté d’utiliser la PrEP dans les populations-clés au Cambodge. En raison de l’image négative consécutive à l’interruption d’un essai clinique de prévention du VIH chez des travailleuses du sexe suite à une forte protestation communautaire, la PrEP fut controversée au Cambodge pendant de nombreuses années, chez les autorités politiques et les communautés. Une évaluation qualitative sur l’acceptabilité de la PrEP dans les populations-clés du Cambodge est cruciale avant d’envisager une possible mise en œuvre de la PrEP au Cambodge.

Objectifs : 

L'objectif principal est d'évaluer la connaissance, la perception et l’acceptabilité de la PrEP dans les populations-clés (TS, FTG, HSH), parmi les soignants et chez les décideurs politiques, médicaux, et associatifs dans le contexte cambodgien.
Objectifs secondaires :
- Mieux comprendre les caractéristiques, besoins et attentes des organisations communautaires, afin de définir les conditions optimales de mise en œuvre de la PrEP communautaire
- Identifier les outils utiles pour améliorer la connaissance et l’acceptabilité de la PrEP, en particulier issus des nouvelles technologies (applications, sites internet)

Méthodologie : 

L’étude consistera en une série de 7 focus-groupes : HSH âgés de moins de 25 ans ; HSH âgés de plus de 25 ans ; Femmes transgenres ; Travailleuses du sexe employées d’établissements de divertissement ; Travailleuses du sexe indépendantes ; Soignants ; Travailleurs communautaires.
Quatre entretiens semi-directifs seront conduits auprès de décideurs : NCHADS (agence de lutte contre le VIH/SIDA) ; Ministère de la Santé ; Influenceurs des communautés HSH, transgenres, travailleuses du sexe.

État d'avancement : 

La réunion de mise en place de l’étude avec l’ANRS est prévue en novembre 2019.