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EPOSIM : Etude Préliminaire à l’Ouverture de la Salle d’Injection à Marseille (anciennement "COSINUS Mars : COhorte pour l'évaluation des Salles d'INjection dédiées aux USagers de drogues à Marseille")

Problématique : 

Dans le cadre du projet COSINUS Mars, des modifications ont été apportées au protocole initial car l’ouverture de la Salles de Consommation à Moindre Risques (SCMR) à Marseille a été reportée à une date non connue à ce jour.
Il a donc été mis en place une étude préliminaire à l'ouverture de la SCMR ; cette nouvelle étude se nomme EPOSIM.
Les usagers de drogue de la région PACA sont ceux qui sont les plus touchés par le VIH et le VHC. Parmi eux, les personnes qui injectent des drogues (PQID) constituent le groupe le plus à risque pour ces épidémies qu’il faut prioritairement cibler dans les actions de prévention. Un nouvel outil de prévention et de Réduction des Risques (RdR) est expérimenté en France : les Salles de Consommation à Moindre Risques (SCMR) dont la ville de Marseille devrait bénéficier. Dans l’optique d’évaluer cette SCMR, une cohorte de 200 PQID suivies pendant 12 mois sera mise en place à l’annonce officielle de l’ouverture de la salle. La future étude d’évaluation de la SCMR de Marseille est une opportunité pour construire une recherche où la parole des premiers concernés, les usagers de drogues, et plus particulièrement les PQID, est prise en compte.

Objectifs : 

L’objectif principal de cette recherche est d’identifier les différentes formes de discrimination dont sont victimes les PQID pour comprendre les barrières qui peuvent entraver la participation à une recherche communautaire et participative, ainsi que, plus globalement, l'accès aux soins. Les objectifs secondaires sont de construire les différents outils et d’adapter la méthodologie de la future évaluation de la SCMR en intégrant dès le départ les PQID dans une démarche de recherche communautaire et participative.

Méthodologie : 

Différents ateliers seront organisés avec des usagers des Centre d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques des usagers de drogues (CAARUD) partenaires pour construire les indicateurs et les outils pour l’évaluation de la SCMR à partir des points de vue, expériences et recommandations des usagers de drogues. Chaque atelier sera indemnisé 10€/h et permettra de travailler sur un thème précis. Des entretiens semi-directifs seront conduits suite à ces ateliers auprès de 15 PQID susceptibles de fréquenter la future SCMR : 5 russophones (présence d’un traducteur) et 10 francophones. Ces entretiens permettront d’identifier les difficultés quotidiennes, notamment dans l’accès aux soins, auxquelles sont confrontées les personnes qui injectent des drogues et les différentes stratégies qu’elles mettent en place pour y faire face. Leur rapport à la production et à la valorisation des savoirs qui leur sont propres sera un des enjeux et défi de cette recherche participative. Chaque entretien sera indemnisé à hauteur de 10€/h et durera 1h environ. Egalement, les récits et témoignages issus de l’ODDU (Observatoire du droit des usagers de substances psychoactives) qui concernent des discriminations dans le parcours de soin seront investigués afin de compléter les entretiens semi-directifs.

État d'avancement : 

Cette étude démarrera en janvier 2020.