Système d’information régional sur les prescriptions en médecine de ville en région Provence-Alpes-Côte d'Azur

Période : 
2014 - 2018
Commanditaires : 

Union Régionale des Professionnels de Santé Médecins Libéraux Provence-Alpes-Côte d’Azur (URPS-ML Paca) / Agence Régionale de Santé Provence-Alpes-Côte d’Azur (ARS Paca).

Partenaires : 

Direction Régionale du Service Médical (DRSM) Paca-Corse de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CnamTS).

Type de formation : 
Problématique : 

Les prescriptions chez les personnes âgées ainsi que les prescriptions d’antibiotiques constituent des enjeux importants de la qualité des soins délivrés en médecine de ville. En France, les personnes de 80 ans ou plus consomment en moyenne cinq médicaments par jour. Cette polymédication, souvent justifiée, augmente le risque d’événements indésirables (interactions médicament-médicament ou médicament-pathologie). L’amélioration de l’utilisation des antibiotiques est indispensable pour limiter la progression des résistances bactériennes. L’action 8 du Plan National d’alerte sur les antibiotiques 2011-2016 vise à améliorer la prescription des antibiotiques en ville grâce à un retour d’information quantitatif et qualitatif individualisé vers les médecins libéraux sur leurs prescriptions d’antibiotiques.

Objectifs : 

L'objectif général est de construire un système d’information régional et territorialisé sur les prescriptions médicamenteuses chez les personnes âgées et sur les prescriptions d’antibiotiques spécifiquement accessible aux professionnels de santé ; et d'optimiser les pratiques des médecins libéraux de la région PACA dans les deux domaines visés par le projet.

Les objectifs opérationnels sont de définir les indicateurs mesurés pour chacun des deux thèmes ; de construire un outil ergonomique et facilement accessible ; de mettre en place des sessions d’information dans les territoires ayant les niveaux d’indicateurs les plus éloignés de la moyenne ; et de procéder à une évaluation de l’impact de cette démarche sur les prescriptions des médecins.
Le projet est réalisé en collaboration avec la Direction régionale du service médical de l’Assurance maladie Paca Corse et l’Union régionale des professionnels de santé-Médecins libéraux.

Méthodologie : 

Des indicateurs de prescription ont été développés sur la base de travaux de recherche antérieurs de l’ORS à partir des données de remboursement de l’Assurance Maladie pour le régime général. La démarche de construction des indicateurs est basée sur les recommandations de bonnes pratiques existantes. Ces indicateurs sont mis à la disposition de l’Union Régionale des Professionnels de Santé Médecins Libéraux (URPS-ML) et des médecins le désirant, via un mot de passe, sur une extension du SIRSéPACA (Système d’Information Régional en Santé), réservée aux médecins. L’analyse des indicateurs a permis d’identifier les territoires prioritaires dans lesquels les médecins généralistes ont été invités à participer à des sessions d’information et de sensibilisation, organisées par l’URPS-ML, en adaptant la méthodologie des "groupes qualité". Une évaluation de l’impact de ces sessions sur ces mêmes indicateurs calculés sur la patientèle des médecins sera effectuée en comparant les médecins participants à des médecins témoins (ceux qui n'auront pas eu d'information pour participer à cette action, ceux qui auront refusé de participer à l'action, et ceux qui auront des taux de remboursement supérieurs à un seuil qui sera déterminé), selon des techniques d’analyses multivariées.

État d'avancement : 

Sept indicateurs de prescription chez les personnes âgées de 65 ans et plus et sept indicateurs sur la prescription d'antibiotiques (enfants et adultes) ont été calculés. Les formations et l'intégration des indicateurs dans SIRSéPACA ont été réalisées. Au total, 139 médecins ont assisté aux formations sur la prescription d’antibiotiques et 146 sur la polymédication chez les personnes âgées de 65 ans et plus. Le bilan de ces formations, en termes de satisfaction des participants, est très bon. Les premières évaluations à partir des bases de l’assurance maladie sont programmées au cours de l'été 2018.